PROTOCOLES

FOPR



Voir aussi


Généralités

Ce document concerne le patient présentant une agitation importante (anxiété, agressivité...) et non pas le patient en douleur. 

Tenter de calmer le patient en le rassurant, en le mettant dans un endroit calme, en impliquant les parents ou les intervenants qui l’accompagnent (conseils, pictogrammes, etc) et en lui offrant une distraction ou une collation.

Appeler la sécurité PRN seulement et éviter le plus possible l’usage de contention physique. Si elles sont utilisées, l’utilisation doit être de courte durée en attendant que la médication fasse effet. S’assurer que ni le patient ni le personnel ne se blesse.

 

ÉVALUATION

Histoire

Histoire de la raison de consultation et des ATCD pertinents

Chercher à déterminer la cause de l’agitation.

Se rappeler que les patients avec trouble du spectre de l’autisme sont peu sensibles à la douleur mais très sensible à l’inconfort (poussée, carie ou abcès dentaire ou constipation par exemple) et au changement de routine et décor. L’urgence est un environnement agressant pour eux alors minimiser le plus possible le temps qu’ils y passent.

 

Examen physique ciblé

 Examen physique complet incluant les signes vitaux

Porter une attention particulière à l’examen ORL et de la bouche (examen dentaire) et aussi à l’examen de l’abdomen (constipation)

 

Investigations

Bilan AU BESOIN SEULEMENT pour établir la raison de l’agitation, selon le cas:

  • Glycémie
  • iono/BUN/créatinine
  • AST/ALT, NH3
  • bilan thyroïdien
  • dépistage drogue de rue et dosage éthanol
  • PSA
  • Hémoculture, RX poumon, A/C urine
  • Imagerie cérébrale
  • PL
  • ECG 12 dérivation : si intoxication, syndrome de QT long ou prise de médicaments allongeant le QTc

 

PRISE EN CHARGE

Traitement

 Considérer l’analgésie au besoin si le patient semble inconfortable ou en douleur.

Éviter les benzodiazépines pour les patients avec trouble du spectre de l’autisme puisqu’ils sont plus à risque de présenter des réactions paradoxales; les privilégier dans les cas d’intoxication. Par contre, considérant son action anti-sérotoninergiques, l’utilisation de l’olanzapine (Zyprexa) devrait être priorisée dans les cas de syndrome sérotoninergique.

Éviter les antipsychotiques si les patients ont des antécédents de QT prolongé, de réactions extrapyramidales ou de syndrome neuroleptique malin ou si ils présentent un intoxication à un agent anticholinergique, à la cocaïne ou à un agent causant des convulsions. Par contre, considérant son action anti-sérotoninergiques, l’utilisation de l’olanzapine (Zyprexa) devrait être priorisée dans les cas de syndrome sérotoninergique. Un ECG n’est nécessaire que si les antipsychotiques sont administrés par la voie intraveineuse. Considérer l’administration concomitante de diphenhydramine (0,5 mg/kg IM) pour contrecarrer les effets extra-pyramidaux si l’halopéridol est utilisé.

Si le patient reçoit déjà une médication psychiatrique (benzodiazépine ou antipsychotique), la favoriser : si c’est le temps de la prochaine dose, l’administrer sinon administrer de ¼ à ½ de la dose totale quotidienne.

 Initialement, envisager médication PO si possible : 

Zyprexa

 

Attendre l’effet clinique; si non réponse après deux doses, changer de médicaments.

Ensuite, envisager médicaments IM ou IN si PO impossible :

Rx im

 

Attendre l’effet clinique; si non réponse après deux doses, changer de médicaments.

 Si sédation procédurale requise : éviter la kétamine et privilégier le propofol pour les patients avec trouble du spectre de l’autisme puisqu’on ne peut éliminer une psychose sous-jacente.

Voir  Sédation procédurale 

Effets secondaires des médicaments :

ES Rx

 

Contre-indications :

Contrindications

 

CODE BLANC PRN

 Référer le patient vers le centre hospitalier où il est déjà connu et suivi

Consultation en pédopsychiatrie PRN

 

G Tourigny-Ruel (urgence), B Bailey (urgence), C Marquis (pharmacie), MP Larrivée (Pédopsy)

En ligne Septembre 2016